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RESUME
La Roche-sur-Mer, ville portuaire durement touchée par le chômage, est administrée par deux politiciens, l'un de droite (Penalty), l'autre de gauche (Baudry), qui, en fait, s'entendent pour partager le pouvoir et ses prébendes. Un enfant, qui se fait appeler Robin des Mers, crée la SPEC, société d'aide aux chômeurs. Les militants cambriolent la banque pour y dénicher les dossiers compromettants des édiles et obtiennent, par chantage, des fonds destinés à créer des emplois nouveaux. Echappant à la gendarmerie, ils partent porter ailleurs leur révolution sociale.
Copyright Bibliothèque du film, 1998

FICHE TECHNIQUE
Réalisateur : Jean-Pierre Mocky
Scénario : Jean-Pierre Mocky
Adaptateurs : Jacques Bacelon,Alain Moury,Jean-Pierre Mocky
Dialogues : Dominique Noguez
Société de production : Lonely Pictures
Directeur de production : Jean-Pierre Mocky
Distributeur d'origine : Lonely Pictures
Directeur de la photographie : Edmond Richard
Cadreur : Didier Faveur
Ingénieur du son : Luc Perini
Mixeur : Michel Berlier
Costumes : Martine Henry
Maquilleur : Myriam Delestre
Assistants-réalisateurs : Marc Ligez,Christophe Bier
Monteur : Jean-Pierre Mocky
Régie : Laurent Noël,Hélène Zadounaisky
Tournage : Début mai 1997 à La Roche-sur-Mer
Sortie : en France 01 avril 1998
Durée : 80 mn

DISTRIBUTION
Pierre Caralp (Mathieu, dit Robin des Mers)
Julie Van Horn (Ségolène Baudry)
Roland Blanche (Hubert Baudry)
Jacques Legras (Jacques Penalty)
Jean Abeillé (le commissaire Marino)
Jean-Pierre Mocky (le père de Mathieu)
Dominique Zardi (Emile Dupas)
Nadia Vasil (Madame Dupas)
Jean-Luc Atlan (Bruno Baron)
François Viaur (le juge Dormel)
Henri Attal (le chômeur délateur)
Christian Chauvaud (Risotto)
Michel Francini (le commandant Salobin)
Evelyne Harter (Josèphe)
Pierre-Marcel Ondher

AUTOUR DU FILM
- Exploitation
Nombre total d'entrées en fin d'exclusivité (Paris) 8183
Nombre de salles de sortie (Paris) 1
Nombre de semaines d'exclusivité (Paris) 14
Nombre d'entrée première semaine (Paris) 1088
Nombre total d'entrée en fin d'exclusivité (France) 27653

- Après avoir projeté de tourner le film à La Rochelle, Jean-Pierre Mocky trouva finalement en Saint-Malo un décor idéal pour cette comédie loufoque, dans le style des COMPAGNONS DE LA MARGUERITE (1967). Ce conte philosophique, tourné en vingt jours fut l'un des budgets les plus bas du cinéma français de 1997, avec techniciens et interprètes en participation. Comme pour ALLIANCE CHERCHE DOIGT, les dialogues sont signés de l'écrivain Dominique Noguez. À Paris, le film ne sortit que dans la salle de Jean-Pierre Mocky, le " Brady " et fut distribué en France avec le soutien des associations de chômeurs.

DIALOGUES

- Nous allons créer le contrat initiative emploi et le contrat emploi ville et aussi le contrat ville initiative et l’initiative contrat emploi. Nous devons créer 800 000 emplois en 2 ans, principalement pour les jeunes, et parmi ces jeunes, il y a essentiellement 3 catégories : les non favorisés, les non qualifiés et les non expérimentés. Eh bien il faut favoriser les non favorisés, qualifier les non qualifiés et expérimenter les non expérimentés.

CRITIQUES

Mon avis

Un mocky fauché, comédie sociale, où un petit garçon Robin part en croisade contre le chômage dans la ville de la Roche-Sur-Mer. Il profite des élections législatives pour dénoncer les magouilles des deux principaux candidats (Jacques Legras et Roland Blanche), les fait chanter en demandant une rançon en échange de documents compromettants. Par la suite, la révolte prend de l’ampleur, Robin et sa bande braquant les banques et redistribuant l’argent sous forme de salaire niveau SMIC versés à tous les sans emploi de la ville. Ces derniers assistent les conducteurs de bus, les postiers, etc. là où il y a du travail pour un, y en a pour deux. Le mythe de Robin des bois est agréablement détourné, on y retrouve un enfant à la place de Robin, l’abbé détrousseur de banques est là aussi. Le film reste très inégal et s’essouffle assez vite mais comporte quelques scènes réussies où le ton subversif de Mocky avec sa galerie de monstres (ici des notables parvenus, corrompus) fait merveille et ses idées pour combattre le chômage parfois pertinentes. L’interprétation est aléatoire aussi, avec beaucoup d’amateurisme, typique des derniers Mocky. Le film a dû être réalisé avec trois fois rien, en un temps record, avec le concours d’acteurs amis. Par moment ça fait mouche, à d’autres c’est complètement raté. Le Mocky des dernières années fait preuve d’un certain manque de rigueur dans le bâclage, avant le désordre était savamment entretenu pour grossir le trait de la farce, avec le manque de moyens et le temps de tournage réduit, le bâclage dessert le film et n’est que le fruit de contraintes de tournage. Malgré tout cela, le film se laisse voir avec plaisir car on y retrouve le style inimitable de Mocky et ses thèmes de prédilection : révolte, course poursuite, travestissements (Legras et Blanche déguisés en faux chômeurs), satire contre les politiciens corrompus et la police (grande idée d’un uniforme pour deux, ce qui nous vaut des flics culs à l’air), etc. La verve de Mocky n’est en rien diminuée, c’est bien là l’essentiel.

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