LE RENARD JAUNE

RESUME
Charles Senac, auteur d'un unique roman à succès est retrouvé mort chez lui. Senac était l'être le plus méprisé de tout le quartier et notamment des clients et du patron du RENARD JAUNE, un bar restaurant où il avait ses habitudes. Tous avaient une bonne raison pour tuer Charles Dane. L'inspecteur Giraud, un ancien champion cycliste tombé dans l'oubli mène l'enquête, faisant du bistrot sa salle d'interrogatoire. Et ça, Jean Virno ne l'avait pas prévu, lorsqu'il avait placé sa bombe dans le restaurant ce matin là.
Explosion prévue pour Midi pile ...
Dixit Mocky : "un polar avec en toile de fond, le cyclisme. L'histoire porte sur le meurtre d'un type dans un bar, par l'un des dix habitués."
L'histoire racontera une sorte de Cluedo ou d'Agatha Christie en milieu rural.
FICHE TECHNIQUE
Réalisateur :Jean-Pierre MOCKY
Scénario : Jean-Pierre MOCKY d'après le roman de David Alexander,"AUX RENDEZ-VOUS DES TORDUS"(The Madhouse in washington square, 1959)
1er assistant réalisateur : Antoine DELELIS
Régisseur général : Laurent Biras
Chef opérateur :Jean-Paul Sergent
Assistant opérateur :Jérémy Geffard
Chef électricien :Pascal Rose
Chef machiniste :Eric Lesage
Ingénieur du son :Francis Bonfanti
Perchman :Jean-Christophe Rat-Patron
Maquilleuse :Delphine Birarelli
Musique :Vladimir Cosma
Tournage : 30 Juin au 7 Juillet 2012 aux Studios de la SFP de Bry-sur-Marne.
DISTRIBUTION
Michael Lonsdale (Jean Virno)
Frédéric Diefenthal (Poulin)
Antoine Dulery (Léo)
Dominique Lavanant (Valérie)
Claude Brasseur (Le commandant)
Robinson Stévenin (Phil)
Jean-François Stévenin (Inspecteur Giraud)
Richard Bohringer (Charles Senac)
Philippe Chevallier (Polo)
Béatrice Dalle (Brigitte)
Patricia Barzyk
Françoise Bertin
Jean Abeillé (Jacques)
Alain Bouzigues (Roger le journaliste)
Marie-Caroline Le Garrec (Alexia)
Laurent Biras
Jérôme Lenôtre
Joelle Champeyroux
Karima Abara
Sylvain Urban
Arthur Defays
AUTOUR DU FILM
- Sur L' historique du scénario, la parole à Jean-Pierre MOCKY :
"En 1967, Bourvil me demande de lui trouver un rôle insolite pour continuer notre fructueuse collaboration.
J"ai alors déniché un roman de David Alexander, un des maîtres du roman noir "LE RENARD JAUNE".
BOURVIL fut pressenti pour le rôle de COSSAK.
Simone SIGNORET devait jouer MARTHE, Maurice CHEVALIER, GOLD et Francis BLANCHE, BRUNO.
Mais le destin en décide autrement et le projet fut abandonné.
En 2010, le projet est repris pour aboutir au tournage du film en Juin 2012.
Comme toujours, le sujet "noir" (un groupe d'êtres humains réunis dans un café et mêlés à un meurtre, des personnages profondément éprouvés par la vie) n'est à première vue pas très commercial.
Cependant les personnages sont très humains et cet univers dérisoire est le notre. Combien d'entre nous ont eu une vie pleine d'embuches et de malheurs ?
La qualité de l'interprétation et l'humanité de l'ensemble peuvent semble t'il faire un succès.
En référence, on pourrait citer le grand acteur américain James Cagney, spécialiste des films d'action et de gangster qui produisait avant la guerre de 1940 un film "LE BAR DES ILLUSIONS", tiré du célèbre roman de William Saroyan qui n'est pas sans relation avec "LE RENARD JAUNE".
- Fidélité des acteurs
Les acteurs restent fidèles à JP Mocky : Michael Lonsdale en est à sa 9 ème participation (après Snobs, La bourse et la vie, Les compagnons de la marguerite, La grande lessive (!), L'étalon , Chut!, Un linceul n'a pas de poches, Le furet), Richard Bohringer à son 6 ème film (après Le pactole, Agent Trouble, Les saisons du plaisir, Ville à vendre, Dors mon lapin, sans compter 4 CM : 3 Myster Mocky présente et 1 CM Histoire courte pour France 2), Dominique Lavanant à son 5 ème film (après Y a-t-il un Français dans la salle?, Agent trouble, Ville à vendre, A votre bon coeur mesdames et 1 CM (Myster Mocky présente "Meurtres entre amies").
- Article paru dans le journal "Le Parisien" daté du 10/07/2012

VIDEOS
Bande Annonce
Interview de Michael Lonsdale sur le tournage
Interview d'Alain Bouzigues sur le tournage
Lien sur Reportage de la chaîne ITELE sur le tournage
PHOTOS
- Photos de tournage de la journée du 01/07/2012
- Photos de tournage du reportage de Renault qui a prêté 3 voitures dont la Renault Latitude V6 dCi (Un grand merci pour la fourniture des photos à Delphine Margue et Cyril de Plater)
CRITIQUES
- "Les films de Jean-Pierre Mocky ne peuvent se mesurer qu'à l'aune de l'oeuvre de son réalisateur, exception culturelle à lui tout seul, et en dehors de tout circuit. Dans ce cadre, Le renard jaune, intrigue policière autour du meurtre d'un écrivain déchu qui fréquentait assidûment un café, possède tout ce qu'on peut en attendre : une distribution de dingue (Bohringer, Brasseur, Lonsdale, Dalle, Lavanant, Stévenin...) et une facture où la photo, digne d'un feuilleton allmenand, laisse pointer une mélancolie soulignée par la musique de Cosma. Un excellent cru."
(Emmanuel Cirodde in Studio Ciné Live)
- "En livrant un film policier au ton désabusé, Mocky signe son meilleur film depuis une bonne quinzaine d’années. Et puis, ses tics font également le charme de son cinéma...
Cela fait maintenant plus de vingt ans que le réalisateur Jean-Pierre Mocky a quitté le système de production et de distribution traditionnel sans pour autant abandonner sa boulimie créatrice. Avec une belle régularité, il continue d’aligner les longs-métrages qui, généralement, ne sont diffusés que dans sa propre salle parisienne. Son petit dernier n’échappera pas à la règle, et ceci malgré ses indéniables qualités. Effectivement, capable du meilleur comme du pire à l’intérieur du même film, Mocky n’est jamais aussi à l’aise que lorsqu’il adapte des romans policiers qui lui offrent une structure narrative ferme à laquelle il est obligé de se tenir. On se souvient avec nostalgie de ses incursions dans le genre (Le témoin en 1978, Agent trouble en 1987, Ville à vendre en 1992 et surtout Noir comme le souvenir en 1995) qui lui ont permis d’exprimer son pessimisme vis-à-vis de la nature humaine, tout en lui fournissant un cadre contraignant qui l’oblige à limiter ses digressions caricaturales.
Avec Le renard jaune, l’auteur se livre donc au jeu du whodunit à la sauce Agatha Christie, sans pour autant aseptiser son style inimitable. Prenant pour cadre un café où se réunissent tous les jours des habitués, le film est surtout l’occasion de se livrer à une peinture de toutes les bassesses humaines. Le réalisateur se moque éperdument de créer un quelconque suspense quant à l’identité du coupable et préfère se laisser aller à son péché mignon, à savoir la peinture cynique d’un échantillon peu reluisant de marginaux. Si certains personnages tiennent de la pure caricature (Antoine Duléry obtient la palme du jeu le plus excessif possible), d’autres parviennent à s’affranchir d’une écriture grossière pour exister pleinement. Au petit jeu des préférences, notre cœur balance pour les personnages féminins, que ce soit Béatrice Dalle en femme blessée (jusque sur son visage balafré) ou l’excellente Dominique Lavanant en cougar pathétique. Toutefois, le plus beau rôle est indéniablement tenu par Michael Lonsdale, dont la douce mélancolie contamine peu à peu l’ensemble du long-métrage, au point de culminer dans une dernière scène où les pulsions de mort de ces êtres en bout de course trouvent un écho terrifiant et même bouleversant dans la résolution finale.
Alors évidemment, Mocky restant lui-même, l’intégralité du film n’est pas du même niveau. Le cinéaste se laisse parfois aller à la facilité avec des dialogues un peu too much ou des scènes tournées trop rapidement (le tout a été emballé en sept jours seulement), mais cette volonté de continuer coûte que coûte à faire œuvre contre vents et marées doit être saluée, d’autant que Le renard jaune, malgré ses quelques défauts, est de loin son meilleur film depuis belle lurette."
(Virgile Dumez in http://www.avoir-alire.com/)

