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LE RENARD JAUNE

 

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RESUME

Charles Senac, auteur d'un unique roman à succès est retrouvé mort chez lui. Senac était l'être le plus méprisé de tout le quartier et notamment des clients et du patron du RENARD JAUNE, un bar restaurant où il avait ses habitudes. Tous avaient une bonne raison pour tuer Charles Dane. L'inspecteur Giraud, un ancien champion cycliste tombé dans l'oubli mène l'enquête, faisant du bistrot sa salle d'interrogatoire. Et ça, Jean Virno ne l'avait pas prévu, lorsqu'il avait placé sa bombe dans le restaurant ce matin là.
Explosion prévue pour Midi pile ...

Dixit Mocky : "un polar avec en toile de fond, le cyclisme. L'histoire porte sur le meurtre d'un type dans un bar, par l'un des dix habitués."
L'histoire racontera une sorte de Cluedo ou d'Agatha Christie en milieu rural.

FICHE TECHNIQUE

Réalisateur :Jean-Pierre MOCKY
Scénario
: Jean-Pierre MOCKY d'après le roman de David Alexander,"AUX RENDEZ-VOUS DES TORDUS"(The Madhouse in washington square, 1959)
1er assistant réalisateur
: Antoine DELELIS
Régisseur général
: Laurent Biras
Chef opérateur
: Jean-Paul Sergent
Assistant opérateur
: Jérémy Geffard
Chef électricien : Pascal ROSE
Effets spéciaux
: Frédéric GUENIN (Bfd Production)
Chef machiniste
: Eric Lesage
Ingénieur du son
: Francis Bonfanti
Perchman
: Jean-Christophe Rat-Patron
Maquilleuse
: Delphine Birarelli
Musique
: Vladimir Cosma
Tournage
: 30 Juin au 7 Juillet 2012 aux Studios de la SFP de Bry-sur-Marne.

DISTRIBUTION

Michael Lonsdale (Jean Virno)
Frédéric Diefenthal
(Poulin)
Antoine Dulery
(Léo)
Dominique Lavanant
(Valérie)
Claude Brasseur
(Le commandant)
Robinson Stévenin
(Phil)
Jean-François Stévenin
(Inspecteur Giraud)
Richard Bohringer
(Charles Senac)
Philippe Chevallier
(Polo)
Béatrice Dalle
(Brigitte)
Patricia Barzyk
Françoise Bertin
Jean Abeillé
(Jacques)
Alain Bouzigues
(Roger le journaliste)
Marie-Caroline Le Garrec
(Alexia)
Laurent Biras
Jérôme Lenôtre
Joelle Champeyroux
Karima Abara
Sylvain Urban
Arthur Defays

AUTOUR DU FILM

- Sur L' historique du scénario, la parole à Jean-Pierre MOCKY :

"En 1967, Bourvil me demande de lui trouver un rôle insolite pour continuer notre fructueuse collaboration.
J"ai alors déniché un roman de David Alexander, un des maîtres du roman noir "LE RENARD JAUNE".
BOURVIL fut pressenti pour le rôle de COSSAK.
Simone SIGNORET devait jouer MARTHE, Maurice CHEVALIER, GOLD et Francis BLANCHE, BRUNO.
Mais le destin en décide autrement et le projet fut abandonné.
En 2010, le projet est repris pour aboutir au tournage du film en Juin 2012.
Comme toujours, le sujet "noir" (un groupe d'êtres humains réunis dans un café et mêlés à un meurtre, des personnages profondément éprouvés par la vie) n'est à première vue pas très commercial.
Cependant les personnages sont très humains et cet univers dérisoire est le notre. Combien d'entre nous ont eu une vie pleine d'embuches et de malheurs ?
La qualité de l'interprétation et l'humanité de l'ensemble peuvent semble t'il faire un succès.
En référence, on pourrait citer le grand acteur américain James Cagney, spécialiste des films d'action et de gangster qui produisait avant la guerre de 1940 un film "LE BAR DES ILLUSIONS", tiré du célèbre roman de William Saroyan qui n'est pas sans relation avec "LE RENARD JAUNE".

- Fidélité des acteurs

Les acteurs restent fidèles à JP Mocky : Michael Lonsdale en est à sa 9 ème participation (après Snobs, La bourse et la vie, Les compagnons de la marguerite, La grande lessive (!), L'étalon , Chut!, Un linceul n'a pas de poches, Le furet), Richard Bohringer à son 6 ème film (après Le pactole, Agent Trouble, Les saisons du plaisir, Ville à vendre, Dors mon lapin, sans compter 4 CM : 3 Myster Mocky présente et 1 CM Histoire courte pour France 2), Dominique Lavanant à son 5 ème film (après Y a-t-il un Français dans la salle?, Agent trouble, Ville à vendre, A votre bon coeur mesdames et 1 CM (Myster Mocky présente "Meurtres entre amies").

- Article paru dans le journal "Le Parisien" daté du 10/07/2012

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VIDEOS


Bande Annonce


Interview de Michael Lonsdale sur le tournage


Interview d'Alain Bouzigues sur le tournage


Reportage de la chaîne ITELE sur le tournage


Interview de Frédéric Diefenthal ©Promomedias


Interview de Philippe Chevalier ©Promomedias


Interview de Jean-Pierre Mocky sur l'histoire du film ©Promomedias


Interview de Jean-Pierre Mocky suite ©Promomedias

PHOTOS

- Photos d'exploitation

- Photos de tournage de la journée du 01/07/2012


- Photos de tournage du reportage de Renault qui a prêté 3 voitures dont la Renault Latitude V6 dCi (Un grand merci pour la fourniture des photos à Delphine Margue et Cyril de Plater)



 

CRITIQUES

- "Les films de Jean-Pierre Mocky ne peuvent se mesurer qu'à l'aune de l'oeuvre de son réalisateur, exception culturelle à lui tout seul, et en dehors de tout circuit. Dans ce cadre, Le renard jaune, intrigue policière autour du meurtre d'un écrivain déchu qui fréquentait assidûment un café, possède tout ce qu'on peut en attendre : une distribution de dingue (Bohringer, Brasseur, Lonsdale, Dalle, Lavanant, Stévenin...) et une facture où la photo, digne d'un feuilleton allmenand, laisse pointer une mélancolie soulignée par la musique de Cosma. Un excellent cru."
Emmanuel Cirodde in Studio Ciné Live

- "Le meilleur Mocky depuis longtemps
"Le Renard Jaune", le nouveau Mocky, a été tourné avec économie et rapidité, en sept jours. Forcément, cela laisse peu de temps pour composer des plans. Peu importe : l'intérêt réside ailleurs. Car cela fait un plaisir fou de voir Mocky aux commandes d'une intrigue policière, sous influence d'Agatha Christie, toute en rebondissements et en dérision, jusqu'à l'absurde. Le réalisateur dirige par la même occasion un beau casting comme il savait les composer dans les années 80 (sa meilleure période - "Y a-t-il un français dans la salle ?"; "Agent Trouble"; "Les saisons du plaisir"). Et l'on constatera par ailleurs, au-delà de l'humour et du côté "autre" de l'entreprise, que la véhémence, marque de fabrique du cinéaste, a disparu pour laisser poindre le désenchantement. Pour toutes ces raisons, Mocky pourrait bien avoir signé son meilleur film depuis "Noir comme le souvenir" (1995). Si vous aimez ce cinéaste, vous savez ce qu'il reste à faire."
Romain LE VERN in Excessif / TF1 News (Article intégral)

- "Rien que du (très) beau monde au générique du dernier film de Mocky. Un « Mocky » pur sucre qui, sous prétexte d’une intrigue policière assez minimaliste – l’assassinat d’un écrivain détesté de tous –, nous embarque dans le monde désenchanté des habitués d’un bistrot montmartrois, Le Renard jaune. On y croise un patron auvergnat dingue de la Grande Boucle, une cougar au bout du rouleau, une prostituée, un mauvais peintre et un merveilleux garçon de café zézayant (Michael Lonsdale, épatant), pianiste à ses heures et justicier à d’autres. Généreux, il préfère faire sauter toute la baraque plutôt que de se suicider seul dans son coin. Mocky, qui a écrit, produit, réalisé et monté lui-même son film, convoque les codes de l’expressionnisme allemand et fait passer, l’air d’en rire et en bâclant un peu l’affaire, une mélancolie à vous laisser au fond du trou."
Marie-Elisabeth Rouchy - Cinéobs

- "Qui a tué Charles Senac, écrivain exécré de tous ? Au rang des possibles coupables, les habitués du bar le Renard jaune. L’intrigue sonne comme de l’Agatha Christie, mais une Agatha qui aurait abusé de la bouteille et bâclé son énigme. Qu’importe ! L’histoire vaut pour sa peinture acerbe et amusée du genre humain. Mocky ne fait pas dans la nuance, et l’ensemble paraît esquissé à gros traits, mais le cinéaste réunit une réjouissante troupe d’acteurs qui donne à son cinéma une couleur unique. En serveur et fabricant de bombe zézayant, Lonsdale emporte le morceau."
Frédéric Theobald - La Vie

- "Jean-Pierre Mocky a tourné en une semaine — ce qui est beaucoup, pour lui — cette adaptation d'un roman de David Alexander qui lui plaisait depuis des années. On y retrouve son amour des forts en gueule qui aboient pour ne pas mordre, son admiration pour les champions cyclistes (même s'ils se sont égarés dans des métiers peu convenables) et son goût pour les décors et les plans expressionnistes. Comme dans le bon vieux théâtre d'autrefois, un couple à la Giraudoux illumine par sa pureté illusoire ce café bourré de méchants désespérés, plaisamment situé face à deux boutiques que Mocky a baptisées Au clown triste et Dieu vous aime... Interprété par un Michael Lonsdale une fois de plus génial, le plus beau personnage est ce loufiat zozotant, bien décidé à délivrer ses frères humains de leur douleur inguérissable."
Pierre Murat - Télérama (Article intégral)

- "Charles Senac est l'auteur d'un unique roman qui lui a apporté il y a longtemps le succès. Un jour, on retrouve son corps sans vie dans son salon. Grande gueule, Senac était méprisé par beaucoup de personnes dans son quartier, en particulier par le patron et les fidèles de son bistrot préféré, Le Renard Jaune. Une belle affiche signée du grand Léo Kouper, une musique de Vladimir Cosma et un casting allant de Michael Lonsdale à Claude Brasseur, de Frédéric Diefenthal, surprenant, à Dominique Lavanant, en "jeune cougar" nymphomane, et de Richard Bohringer à Béatrice Dalle...
Voilà le meilleur film réalisé depuis bien longtemps par cet enfant terrible et colérique du cinéma français qu'est Jean-Pierre Mocky. On y retrouve l'univers caustique et provocateur du cinéaste du "Miraculé". Tous et toutes ont des gueules d'atmosphère, et voir ce renard jaune se faufiler et déguerpir avec sa belle queue en panache, c'est faire un voyage dans un temps que les moins de 20 ans ne peuvent pas connaître."
Arno Gaillard - PARISCOPE

"Le Renard jaune" : un "whodunit" facétieux comme un jeu de Cluedo
"Jean-Pierre Mocky occupe dans le cinéma français une place à part. Avec une soixantaine de films à son actif, réalisés en près de cinquante ans d'une carrière florissante, il a épinglé mieux que quiconque les travers de ses contemporains. Révélant l'hypocrisie suffocante, la corruption, la médiocrité ambiante, Mocky a gagné au fil de ses fictions, ses galons de moraliste. Mais au foisonnement, le risque de productions inégales.
Le Renard jaune s'inscrit, en dépit d'habiles intentions, parmi les films les plus faibles de l'auteur. Adapté du roman éponyme d'un des maîtres du roman noir, David Alexander, le film avait été initialement proposé à Bourvil avant d'être abandonné. Repris en 2010 puis tourné en 2012, ce film très noir marque la neuvième collaboration de Mocky avec Michael Lonsdale, la sixième avec Richard Bohringer et la cinquième avec Dominique Lavanant. La fidélité de ses acteurs à l'auteur contribue à un esprit de troupe qui sert sa nouvelle satire.
Charles Senac, auteur d'un unique roman à succès, est retrouvé mort. L'inspecteur Giraud, ancien coureur cycliste qui a connu lui aussi son heure de gloire, est chargé de l'enquête. Il ne tarde pas à se rendre compte que tous les habitués du Renard Jaune, un café-restaurant que fréquentait Senac, avaient de bonnes raisons de vouloir la mort du détestable plumitif. Les interrogatoires s'enchaînent mais le compte à rebours a commencé. Un client a placé dans le café une bombe qui doit exploser de manière imminente.
Qui a tué Charles Senac ? C'est autour de cette interrogation que Jean-Pierre Mocky articule son film, un whodunit facétieux comme un jeu de Cluedo mais acide comme la rancune. Réunissant de nouveau une galerie de personnages autour d'un meurtre, il dresse un portrait de groupe caustique. Mais l'entreprise de destruction qui résume le film jusque dans son final "explosif" est mise à mal par un dispositif théâtral que renforcent des décors de studio. Servi par des dialogues d'un autre temps, le film a des allures de théâtre filmé, ce qui s'avère sur la durée réellement décourageant, en dépit de moments d'humanité assez touchants."
Sandrine Marques in Le Monde du 25/06/13

- "En livrant un film policier au ton désabusé, Mocky signe son meilleur film depuis une bonne quinzaine d’années. Et puis, ses tics font également le charme de son cinéma...
Cela fait maintenant plus de vingt ans que le réalisateur Jean-Pierre Mocky a quitté le système de production et de distribution traditionnel sans pour autant abandonner sa boulimie créatrice. Avec une belle régularité, il continue d’aligner les longs-métrages qui, généralement, ne sont diffusés que dans sa propre salle parisienne. Son petit dernier n’échappera pas à la règle, et ceci malgré ses indéniables qualités. Effectivement, capable du meilleur comme du pire à l’intérieur du même film, Mocky n’est jamais aussi à l’aise que lorsqu’il adapte des romans policiers qui lui offrent une structure narrative ferme à laquelle il est obligé de se tenir. On se souvient avec nostalgie de ses incursions dans le genre (Le témoin en 1978, Agent trouble en 1987, Ville à vendre en 1992 et surtout Noir comme le souvenir en 1995) qui lui ont permis d’exprimer son pessimisme vis-à-vis de la nature humaine, tout en lui fournissant un cadre contraignant qui l’oblige à limiter ses digressions caricaturales.
Avec Le renard jaune, l’auteur se livre donc au jeu du whodunit à la sauce Agatha Christie, sans pour autant aseptiser son style inimitable. Prenant pour cadre un café où se réunissent tous les jours des habitués, le film est surtout l’occasion de se livrer à une peinture de toutes les bassesses humaines. Le réalisateur se moque éperdument de créer un quelconque suspense quant à l’identité du coupable et préfère se laisser aller à son péché mignon, à savoir la peinture cynique d’un échantillon peu reluisant de marginaux. Si certains personnages tiennent de la pure caricature (Antoine Duléry obtient la palme du jeu le plus excessif possible), d’autres parviennent à s’affranchir d’une écriture grossière pour exister pleinement. Au petit jeu des préférences, notre cœur balance pour les personnages féminins, que ce soit Béatrice Dalle en femme blessée (jusque sur son visage balafré) ou l’excellente Dominique Lavanant en cougar pathétique. Toutefois, le plus beau rôle est indéniablement tenu par Michael Lonsdale, dont la douce mélancolie contamine peu à peu l’ensemble du long-métrage, au point de culminer dans une dernière scène où les pulsions de mort de ces êtres en bout de course trouvent un écho terrifiant et même bouleversant dans la résolution finale.
Alors évidemment, Mocky restant lui-même, l’intégralité du film n’est pas du même niveau. Le cinéaste se laisse parfois aller à la facilité avec des dialogues un peu too much ou des scènes tournées trop rapidement (le tout a été emballé en sept jours seulement), mais cette volonté de continuer coûte que coûte à faire œuvre contre vents et marées doit être saluée, d’autant que Le renard jaune, malgré ses quelques défauts, est de loin son meilleur film depuis belle lurette."
Virgile Dumez in http://www.avoir-alire.com/  Lien de la critique intégrale

- Le Renard jaune: du Mocky pur jus
"A 79 ans, le réalisateur signe un énième polar tourné en une semaine, à la va-comme-je-te-pousse dans le quartier de Montmartre. Avec une belle brochette d'acteurs.
On sera toujours plein d'égards et de tendresse pour Jean-Pierre Mocky. Cinéaste compulsif, foutraque, provocateur, injustement mal-aimé. À 79 ans, le réalisateur d'À mort l'arbitre signe avec Le Renard jaune un énième polar en forme de nanar assumé. Tourné en une semaine, à la va-comme-je-te-pousse dans le quartier de Montmartre, ce suspense façon Cluedo mâtiné d'Agatha Christie met en scène un vieil écrivain râleur incarné par un Richard Bohringer en roue libre. Charles Senac donc hurle, vitupère, trémousse ses fesses devant les passants et passe sa vie à dire leurs quatre vérités aux habitués du bar Le Renard jaune. Au bout de vingt-deux minutes, on le retrouve mort dans son appartement. Jean-François Stévenin mène l'enquête. Une farandole d'acteurs se prête au petit jeu macabre de Mocky: de Dominique Lavanant à Claude Brasseur en passant par Béatrice Dalle défigurée par une cicatrice, Frédéric Diefenthal en barbouilleur raté, Michael Lonsdale avec son faux cheveu sur la langue, ou Antoine Duléry en cafetier suspect. Tout ça sent gentiment la naphtaline. Mais Mocky fait encore de l'effet."
Olivier Delcroix - Le Figaro (Article intégral)

- "Le Renard Jaune, un très bon Jean-Pierre Mocky, noir et explosif
Sur l’affiche, la queue du renard jaune forme un point d’interrogation : qui a tué le romancier désabusé Charles Sénac ? Au Renard Jaune, tous les piliers de bar le méprisaient cordialement. Un très bon Jean-Pierre Mocky, noir et corsé.
Une bande de cloportes pourris dans un si petit lieu, ça tient du génie architectural » lance Charles Sénac (Richard Bohringer, tonitruant et génial) aux habitués du Renard Jaune, le rade en face de chez lui. Romancier en panne, il a beau détester ce petit monde, il ne peut se retenir de traverser la rue pour venir, régulièrement, les insulter avec style ! Un jour, Sénac est retrouvé mort, le crâne défoncé à coups de chandelier. Tous avaient une solide raison de le liquider.
Dans ce nouveau Mocky, l’art de l’injure est merveilleusement maîtrisé : Richard Bohringer, Claude Brasseur ou Antoine Duléry s’en donnent à cœur joie. Dans cette toute petite salle de bistrot, la haine circule avec une belle spontanéité : « Ordure, t’es passé par la rue Marbeuf, c’est ça ? » jette le patron Léo Cazeneuve (Antoine Duléry) à son serveur (Philippe Chevallier) qu’il désespère de voir arriver en retard pour pouvoir le virer.
L’inspecteur Giraud (Jean-François Stévenin, dont le fils Robinson a surgi peu avant, lui aussi à la recherche de Sénac) débarque pour tirer l’affaire au clair : arborant un T-shirt jaune au Renard Jaune, il fait un policier assez insolite.
Le Renard Jaune est coincé entre l’enseigne Au Clown Triste et une boutique de bondieuseries. Et tout y est légèrement de travers : le patron du Renard Jaune a la tête qui part brusquement en torticolis incontrôlables ; Brigitte (Béatrice Dalle) est une beauté balafrée ; le peintre Poulin (Frédéric Diefenthal, très drôle) ; Dominique Lavanant, embijoutée et fardée, drague les jeunes sans retenue ; Claude Brasseur, ancien militaire, n’est pas le moins bizarre du lot. Le film est adapté d’un roman noir de David Alexander, Au Rendez-vous des tordus. Et tous les personnages sont bel et bien tordus, distordus (« j’ai peint le portrait de Sénac, c’est un chef-d’œuvre » affirme le peintre en brandissant un tableau abstrait bizarroïde, « C’est son âme »).
Que reste-t-il de beau et de juste dans ce monde ? s’interroge l’énigmatique apatride Nono (Michael Lonsdale, comme d’habitude, exceptionnel). Histoires d’argent, de passion, de boisson, de vengeances, de jalousies, de légendes cyclistes s’entremêlent, pour le plus grand plaisir du spectateur !"
Source : Olivia Leboyer in site http://toutelaculture.com/ 

- Mocky tourne à l’arrache un de ses vieux scénarios en s’entourant d’une bande de grognards turbulents qui s’en donnent à cœur joie.
"Tourné en une semaine aux studios de Bry-sur-Marne, Le Renard jaune est l’adaptation d’un roman policier de l’Américain David Alexander intitulé Au rendez-vous des tordus (The Madhouse in Washington Square), publié en 1958. En 1967, Jean-Pierre Mocky en avait écrit le scénario, le destinant à son ami et interprète André Bourvil (Un drôle de paroissien, La Grande Lessive).
On imagine le tableau. Un beau jour de 2010, Jean-Pierre Mocky retrouve le script jauni du Renard jaune dans un tiroir de son bureau, souffle dessus pour en évacuer la poussière et décide que ce sera son prochain film. Le peu de moyens financiers dont il dispose l’oblige à tourner très vite. Mais il réussit – comme souvent, car le cinéma de Mocky est un cinéma d’acteurs – à s’entourer d’une bande de comédiens tous plus connus et brillants les uns que les autres : Claude Brasseur, Dominique Lavanant, Béatrice Dalle et le grand Michael Lonsdale.
L’histoire est un whodunit classique à la Agatha Christie : qui a tué l’affreux Charles Senac (Bohringer), écrivain “génial” tombé dans l’alcool, que tous les clients du café du quartier, Le Renard jaune, détestent cordialement pour des raisons diverses et variées ?
L’inspecteur Giraud, ancien champion cycliste (Jean-François Stévenin, cigarette électronique au bec), mène l’enquête, tandis que le vieux et gentil pianiste du Renard jaune, Nono (le zozotant Lonsdale, génial) a décidé de faire sauter le café et tous ses habitués pour leur épargner les souffrances de la vie…
Sur ce canevas, Mocky brode un petit récit moral anar comme il en a le secret, où chaque acteur peut jouer sa partition à sa guise – Béatrice Dalle, en femme au visage défiguré par son ancien amant terrible, Senac, est bouleversante. Le fils du patron du bar est un ignoble adolescent qui parle constamment la bouche pleine – il rappelle un peu Albert Juross, acteur dans Les Carabiniers de Godard et Un steak trop cuit de son frère Luc Moullet.
Après une visite croquignolette à la morgue (où un employé renâcle à sortir le cadavre de Senac parce qu’il “n’a pas encore eu le temps de refroidir”…), nous découvrons peu à peu que l’assassinat de l’écrivain a porté chance à tous ceux qui le haïssaient ; par exemple, Polo le serveur (Philippe Chevallier) gagne à un jeu de hasard en ayant misé la somme d’argent que l’on a découverte dans la poche de Senac… Le malheur de l’un fait le bonheur de tous ceux qui rêvaient de le tuer.
Le film de Mocky se termine sur une note nihiliste, désespérée, mais aussi romantique (les jeunes amoureux ont été épargnés) qui laisse un petit goût amer et triste dans la bouche."
Jean-Baptiste Morain - Les Inrocks (Article intégral)

- "C'est très mal filmé, c'est éclairé au néon, c'est joué parfois à la limite du hors jeu mais alors il se dégage de ce polar vachard des moments de grâce, une poésie surréaliste, une bonne dose de méchanceté. Moi ça m'a ravi. C'est l'histoire d'un groupe d'habitués d'un troquet parisien Le renard jaune qui vont être tour à tour soupçonnés d'avoir assassiné Charles Senac, ignoble ex prix goncourt qui vient chaque jour les provoquer. La force de Mocky c'est encore une fois d'avoir attiré un casting de dingue ... à voir comme on visite un musée, celui d'un cinéma artisanal qui n'existe quasiment plus mais qui mérite toujours une petite visite justement."
Stéphane Boudsocq -  Coup de coeur "Laissez-vous tenter" / RTL

- « Le renard jaune » : Le Cluedo plein de poil à gratter de Jean-Pierre Mocky
"Voici donc ce « Renard jaune », réalisé à l’économie mais réunissant une affiche prestigieuse : Richard Bohringer, Claude Brasseur, Dominique Lavanant, Béatrice Dalle, Michael Lonsdale, Jean-François Stevenin, et j’en passe.
Certes, ce ne sont pas des perdreaux de l’année. Mais ils sont, dans la peau de leurs personnages, tous succulents. Il faut dire que chacun hérite d’une défroque haute en couleurs. Le premier est un écrivain jadis célèbre, mais depuis longtemps oublié qui désormais invective le monde entier et notamment les habitués du troquet de son quartier montmartrois, « Le Renard jaune », qui ont tous une bonne raison de le haïr. Quand on le retrouve, un matin, assassiné dans sa chambre à l’aide d’un cendrier en bronze, dans sa chambre, tous sont a priori suspects. L’ancienne épouse, devenue pute, l’ancienne maîtresse, qu’il a défigurée, l’ancien militaire hâbleur qui crève de solitude, le vieux serveur « métèque » pianiste et philosophe qui, dégoûté de la vie, dépose ce jour-là une bombe destinée à envoyer tout ce beau monde, dont lui, ad patres, pour enfin trouver la paix ? Le flic qui débarque ne se défonce pas pour tirer la chose au clair, il préfère parler cyclisme avec le patron, et c’est très bien ainsi.
Mocky s’amuse, les comédiens aussi et, s’il n’est pas trop regardant, le spectateur devrait en faire autant…Si un peu de mauvais esprit vous fait du bien parfois, si la dérision poussée à l’extrême ne vous fait pas fuir, et si vous ne voulez rater aucune apparition du magnifique Michael Lonsdale (un fidèle du réalisateur, qui le dirige pour la neuvième fois), poussez la porte du « Renard jaune », véritable… rendez-vous de « tordus ». Ces « Dix petits nègres » sauce Mocky n’ont certes d’autre ambition que de tirer la langue aux conventions. C’est un peu court ? Sans doute. Mais au moins, ça change !"
Annie Coppermann - Les échos (Article intégral)

- "Jean-Pierre Mocky ne soigne ici ni ses personnages, qui ne sont que des archétypes, ni un scénario qu’il traite à la va-vite en le saupoudrant ici et là d’une sorte de suspense sans panache et de rebondissements peu palpitants.
Comment se fait-il alors que de son entreprise attendue et plan-plan, se dégage un charme indéfinissable qui inspire à défaut d’intérêt, une sympathie.
Est-ce la présence au générique d’une kyrielle d’acteurs connus qu’on a plaisir à retrouver, Richard Bohringer (en flagrant délit de sur-jeu), Michael Lonsdale (touchant), Dominique Lavenant, Claude Brasseur, Jean-François et Robinson Stévenin, Frédéric Diefenthal, Philippe Chevallier et la toujours superbe Béatrice Dalle, Françoise Bertin ou le (plus que) fidèle Jean Abeillé ?
Est-ce le côté bricolé du scénario, des dialogues, d’une construction approximative, un décor de studios qui finissent par laisser se dégager un style, une patte ? Est-ce que c’est parce que son cinéma ne ressemble à aucun autre et qu’entre cent autres on pourrait reconnaître un film de Mocky ?
Est-ce le personnage, son obstination à tourner : près de soixante films de cinéma à son actif et presqu’autant de réalisations pour la télévision ?
Il ne serait pas surprenant que les films de Jean-Pierre Mocky, d’ici à quelques décennies, passent à la postérité, que son entêtement à tourner, à produire des films qui pendant des années, privés de la gloire des circuits officiels n’ont été projetés que dans la salle "Le Brady" dont il avait fait l’acquisition en partie à cet effet, ne soit cité en exemple.
En attendant, montrons-nous curieux, faisons-nous les complices d’un cinéaste singulier, anticipons sur la reconnaissance à venir d’un vrai talent et franchissons la porte de cet étrange " Renard jaune"
Source : Francis Dubois  in http://www.snes.edu/ (Article intégral). 

- "Avec LE RENARD JAUNE, Jean-Pierre Mocky transpose au cinéma le concept «Stars des années 70 et 80» : Michael Lonsdale, Richard Bohringer, Dominique Lavanant, Claude Brasseur, Jean-François Stévenin, Béatrice Dalle… figés dans une intrigue insipide, adaptée d’un roman noir de David Alexander et tournée dans les studios de la SFP sur une musique de Vladimir Cosma. De quoi pallier la disparition des Derrick en début d’après-midi. Sénescent pas très bon."
Bruno Icher - Libération

- "Sacré Mocky! Le jour où ce drôle de paroissien cassera sa pipe, il y aura du beau monde à l’enterrement. En témoigne l’éblouissant casting qui cotise à son « Renard jaune ». Mocky a fait des films cultes, aujourd’hui il fait des films cucultes. Tournés à fond de train — celui-ci en huit jours aux studios de Bry-sur-Marne — avec trois euros six centimes.
L’histoire? Un ancien Prix Goncourt, (Richard Bohringer) passe son temps à cracher tout haut au bar du Renard jaune son dégoût pour ses semblables. Un choc sur le crâne lui coupe définitivement la chique. Un ancien champion cycliste (Jean-François Stévenin) enquête au sprint. En balafrée, Béatrice Dalle éclaire ce numéro de fauves rugissants qui sautent dans leurs dialogues comme dans des cerceaux enflammés. Michael Lonsdale se balade avec une bombe à retardement. Le spectateur en sort explosé."
Pierre Vavasseur - Le Parisien

- "Client d'un bar ainsi nommé, un type imbuvable (Bohringer) est assassiné : tous les habitués (Brasseur, Lavanant, Dalle) sont soupçonnés... Continuant de bricoler son cinéma en marge des circuits, Jean-Pierre Mocky réchauffe un vieux scénar de 1967 qu'il réservait, dit-il, à Bourvil et à Maurice Chevalier. Les personnages sont caricaturaux, et l'interprétation forcée. Michael Lonsdale est le seul qui n'en fait pas trop. Pas de quoi casser trois pattes à un renard... même jaune !"
David Fontaine - Le canard enchaîné

- "Une galerie d’acteurs s’ébroue dans un décor, sans parvenir à détourner le spectateur de la pensée des conditions de tournage. Mocky tourne vite et mal, une fois de plus.
Unité de temps et unité de lieu : le film de Jean-Pierre Mocky se déroule entièrement au Renard jaune, bar d’habitués dont la mascotte vêtue d’un maillot couleur citron reflète la passion du patron pour le cyclisme. Dans ce huis clos cohabitent des âmes abîmées par la vie. Alcoolisme, mégalomanie, violence, recours aux faveurs de jeunes hommes : chacun porte son vice en étendard. Le plus délétère de tous ces personnages est aussi celui qui disparaît le plus vite : Charles Senac (Richard Bohringer), écrivain ayant remporté le prix Goncourt pour son seul roman, ne s’exprime que par des gestes lubriques et des injures. Vitupérant et grognant, il est mis sur la touche du film après quelques minutes, assassiné par l’un des habitués du troquet. L’inspecteur mène l’enquête dans l’établissement où se prépare justement un attentat.
Ambiance de fin du monde à tous les étages dans ce film de Mocky, qui étale son casting de retraités de luxe dès les premières scènes. Michael Lonsdale, Claude Brasseur, Dominique Lavanant, Jean-François Stévenin partagent la vedette avec Béatrice Dalle ou Frédéric Diefenthal. Même le sale gosse du tenancier, toujours en train de s’empiffrer, est interprété par le jeune acteur des Vacances de Ducobu (François Viette). Qu’allaient-ils faire dans cette galère, se demande-t-on sans cesse ? Le personnage interprété par Béatrice Dalle s’appelle Brigitte : qu’importe, les autres comédiens oublient ces conventions de personnage, et l’appellent Béatrice ! Que cherchent les acteurs (Chevallier sans Laspalès, Antoine Duléry, Robinson Stévenin…) qui s’engagent dans ce type de projet ? Que veut le réalisateur, en filmant ainsi à la va-vite des comédiens non dirigés dans un scénario mal troussé ? Montées à la hache, les scènes dévoilent une psychologie totalement primaire. Ce qui étonne, c’est que jamais Mocky ne semble faire de son manque d’argent une source d’inventivité, une réserve d’invention formelle. Alors que, porté par une urgence à tourner, il pourrait aller vers l’élémentaire du geste cinématographique, bien au contraire, il s’efforce de filmer de la manière la plus classique qui soit des situations toutes plus conventionnelles les unes que les autres. Qu’est-ce qui fait tourner les cinéastes ? ne peut-on s’empêcher de s’interroger, sans trouver de réponse, pendant l’intégralité du Renard jaune."
Raphaëlle Pireyre - Critikat (Article intégral)

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